Un semi sur la corniche

Ce dimanche 19 mars avait lieu « Run-in-Marseille« , organisé par ASO. L’événement combine 3 épreuves : un marathon, un semi-marathon, et un 10 km. Pour palier à l’annulation du Semi de Nogent (prévu initialement ce même week-end), j’ai décidé de m’aligner sur cette même distance dans cette belle ville du Sud, et donc de courir le semi-marathon de Marseille.

Mon plan de préparation du Marathon de Paris prévoit en effet de courir un semi à environ un mois de l’événement. Le 19 mars n’étant cependant qu’à 3 semaines du marathon, il est important que je ne cherche pas à réaliser une perf ce dimanche, épuisant mon corps avant la grande course du 9 avril. Mon objectif raisonnable est donc de courir la boucle des 21km en 1h45. D’autant plus que la météo marseillaise s’annonce chaude, du moins à l’aune parisienne: 20°C à partir de 10h !

Pas de manche longue, de gants ou de bonnet: ma tenue sera aussi légère que possible, arborant bien sûr la fameuse tunique blanche et verte floquée fièrement du nom ô combien prestigieux d’Asphalte 94 — afin de porter la bonne parole de mon club jusque dans les villes les plus méridionales.

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Afin donc d’éviter les chaleurs que promet la météo ce dimanche, le départ du semi est donné dès 8h45 à coté du Vieux Port. Puis après une boucle, le parcours croise la Canebière pour plonger vers le Stade Vélodrome (Allez l’OM !), avant de faire quelque boucles au sein du Parc Borely. Ces 12 premiers kilomètres avalés au cœur de la ville, viennent enfin les kilomètres les plus plaisants, au moment où la course épouse les rives méditerranéennes le long de la fameuse « Corniche du Président John Fitzgerald Kennedy ».

Là, nous nous retrouvons enfin tous au soleil et face au mistral. Heureusement, ASO, fort de son expérience de la chaleur (par exemple lors du dernier Marathon de Paris), multiplie les postes de ravitaillement où une bouteille d’eau est à chaque fois offerte à chaque coureur. Bien sûr, il s’agit de s’hydrater, mais également de ne pas oublier de s’asperger abondamment pour éviter la surchauffe ! Et le mistral finalement peu contrariant est un allié qui aide à refroidir le corps.

Le passage par la corniche est réellement la partie la plus agréable de ce semi. En longeant les plages, des odeurs de sable chaud et de mer nous gagnent. Jusqu’au quartier dit « du Catalans », où passant entre les restaurants, les odeurs de poissons frits nous chatouillent les narines ! Puis retour vers le Vieux Port, et arrivée au pied du bureau de Jean-Claude – Peuchère – Gaudin.

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A l’arrivée, ma montre indique 1h39m26s. Un temps pas mauvais (mon second meilleur temps sur un semi) mais loin de ma meilleure performance sur cette même distance (1h36m). Cependant, mon but était précisément de ne pas m' »arracher » pour chercher un temps canon, donc : succès ! Quelques esprits chagrins feront remarquer que j’aurais peut-être pu lever plus encore le pied et courir les 21km en 1h45 comme prévu initialement : c’est vrai — espérons que je ne le regretterai pas 3 semaines plus tard au Marathon de Paris…

Au total, un dimanche bien agréable au soleil marseillais !

-Nicolas

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Choux, cailloux… genoux ?

Quel est l’ennemi principal des runners ? La blessure !

Il y a beaucoup de moyens de se blesser, mais ceux qui guettent le coureur en pleine préparation de son prochain objectif (un trail, un marathon, un semi, un 10km, etc.), ce sont ceux qui affectent ses organes coureurs : pieds, chevilles, mollets, genoux, cuisses, hanches, etc.

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Le hall of fame des blessures répertoriées par la Bible du Running fait peur : Syndrome rotulien, Périostite tibiale, Tendinite d’Achille, Aponévrosite plantaire, Tendinite rotulienne, Bandelette ilio-tibiale, Facture de fatigue des métacarpiens, etc.

Et quelle poisse quand un bobo nous force à garder le véhicule dans les stands, alors que le plan de préparation exige de redoubler ses efforts ! Sans parler de l’obligation de renoncer à une course à laquelle on est inscrit et on se prépare de longue date…

Hélas, la blessure c’est le lot de tout coureur. Toujours d’après la Bible du Running la moyenne peut parait-il aller jusqu’à une blessure pour 200 heures de course à pied !

Pour ma part, j’ai déjà donné, même si je peux reconnaitre que j’ai plutôt été épargné jusqu’à présent: mes lecteurs fidèles se souviennent peut-être de mon aponévrose qui a perturbé la préparation de mon premier marathon…

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Depuis, même si ma voute plantaire menace toujours, rien de sérieux. Jusqu’à… cette semaine !

Comme vous le savez peut-être, je suis en pleine préparation de mon 3ème marathon, à l’occasion du Marathon de Paris 2017. Nous sommes exactement à 5 semaines de l’événement, et mon plan prévoit encore  près de 300 km de préparation.

Pourtant cette semaine, une vilaine douleur dans le genoux droit m’a forcé à mettre cette préparation en pause… Une de ces douleurs incapacitantes qui vous bloquent le genoux et vous obligent à boiter bas.

L’origine ? Mystère, ou plutôt: j’en vois plus d’une. La douleur s’est réveillée un main au lever, après une nuit sans histoire. Peut-être est-ce dû à un simple voyage en avion cette semaine (deux heures assis) ou aux 2 jours de salon professionnel qui m’ont imposé des kilomètres de marche à pied entre les stands ? Ou encore, est-ce dû à l’intensité croissante de mon plan de préparation ? Mais plus sûrement c’est la combinaison de tout cela qui m’a attaqué le genou…

Même si ce matin la douleur est partie aussi mystérieusement qu’elle est venue, je me réjouis de ne pas m’être inscrit au Semi-Marathon de Paris qui se courait ce dimanche !

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Alors, maintenant que mon genou me laisse en répit, tout est rentré dans l’ordre ? Après une semaine d’arrêt complet de ma préparation, je peux reprendre ma marche vers le marathon. Mais pas sans appréhensions: une blessure (que ce soit au genou ou ailleurs) menace toujours !

Tant pis, on verra bien si ça passe… et rendez-vous le 9 avril !

 

 

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Rendez-vous à Charenton !

J’ai balisé le long chemin des 3 mois de ma préparation au prochain Marathon de Paris de quelques épreuves, histoire de rompre la monotonie des entrainements, mais aussi de jauger les progrès de la bête au fur et à mesure où j’égrène mon plan d’apprenti marathonien.

Le mois dernier, c’était un 10km dans le quatorzième. Ce dimanche c’était un 15km, à Charenton.

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Les 15km de Charenton, bien nommés “Les foulées charentonnaises”, c’est un rendez-vous que je connais bien. Même si 15km reste une distance mal taillée pour la course (est-ce un sprint comme un 10km ? Est-ce un semi-fond comme un 20km?), cette course est un rendez-vous auquel je suis fidèle depuis 4 ans. C’est d’ailleurs là que j’ai vécu mes premières émotions de coureur, y découvrant ce qui me motive à courir.

Donc, ce matin de février encore frais, je me suis présenté sur la ligne de départ pour courir 15km à une allure de « sprint de fond », si ça a le moindre sens. En réalité je m’étais décidé à appliquer la même stratégie que sur mon dernier 10km: courir aussi longtemps que je peux à moins de 4mn30s le kilomètre (disons: à 4mn20s/km), en espérant que cela ne m’amène pas trop loin de la ligne d’arrivée, pour y faire finalement une moyenne de 4mn30s/km (soit 1h07mn30s pour parcourir 15km). Tant pis pour le negative split et la régularité, le but est de tester la machine !

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Quatre minutes et trente secondes, il faut savoir que c’est mon plancher. J’arrive à descendre en-dessous, mais rarement, et de peu (voir mon récit des 10km du 14ème, ou celui des derniers 20km de Paris). C’est un temps que j’arrive maintenant à tenir (et même un peu mieux) sur 10km, mais difficilement sur une distance plus longue (et donc pas sur un 15km !)

En témoignent mes temps des dernières éditions de la charentonnaise :

  • 2014: 1:07:32 — Presque !
  • 2015: 1:06:36 — Nettement mieux !
  • 2016: 1:08:51 — Nettement moins bien !

Je m’attendais donc à m’effondrer aux environs du 10km, et mettre largement plus de 22mn30s à parcourir les 5 derniers.

Cependant, ce n’est pas une distance que je cours seul, bien au contraire. Il y avait ce dimanche près de 3000 coureurs au départ, dont de nombreux venant de mon club ! (Asphalte 94)

L’avantage des coureurs de mon club est qu’ils sont très sympathiques, que je les connais bien, et que je sais ceux qui sont bien meilleurs que moi (et donc inutile de suivre) et ceux qui sont un peu meilleurs que moi (donc: à suivre). A cette connaissance s’ajoutant le désir idiot d’essayer de finir pour une fois devant un collègue, j’espérais que ce serait une motivation suffisante pour ne pas trop dévier de mon plan de marche fort optimiste.

Daniel fut mon lièvre cette année: un coureur sympathique et performant, qui malgré son age (mon ainé de bien 10 ans), a gardé sinon les temps canons de sa jeunesse, du moins une foulée plus efficace que la mienne. Je me suis donc accroché à sa foulée — ou plutôt, j’ai essayé de rester devant lui, reprenant crânement quelques mètres dès qu’il revenait à mon niveau.

Son plan de marche était idéal pour m’y calquer: 4mn20s du kilomètre, à accrocher aussi longtemps que possible.

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Résultat: toujours en essayant de précéder Daniel de quelques mètres (qui n’était plus que des décamètres à ce moment là), j’ai eu la surprise de passer le panneau des 10km en 44minutes — soit quasiment mon PR (Personal Record) sur les 10 ! — mais il me restait alors à courir encore 5 bons kilomètres.

Ce n’est qu’à l’amorce du 13ème kilomètres que j’ai dû rendre les armes et laisser Daniel s’envoler vers la ligne d’arrivée, qu’il a franchie 15 secondes avant moi. Cependant, mon chronomètre m’a affiché lors de mon propre franchissement de la ligne d’arrivée un temps (réel) de 1h05mn36s, soit 4mn26s au kilomètre !

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Il s’agit pour moi d’un authentique « PR » sur la distance. Pensez-donc, une minutes de moins que mon meilleur temps ! Ça peut vous sembler peu, mais pour un coureur qui souffre pour gagner quelques secondes, c’est une belle récompense…

Qu’en conclure ? Plusieurs choses:

  1. Je peux encore améliorer mes temps — il faut pour cela de bonnes conditions réunies, mais si j’ose (par exemple, courir plus vite que ce que je pense pouvoir), je peux (parfois)
  2. Les conditions étaient quasi-idéales: un soleil frais et agréable, une course bien plate, et surtout un super lièvre
  3. Je dois pouvoir courir plus vite sur 10km: ce n’est pas normal de battre son temps nominal sur cette distance, en milieu de course !
  4. …et surtout, cela me donne de bonnes sensations pour mon but du moment: courir le prochain Marathon de Paris, plus vite que le précédent !

Donc: rendez-vous au prochain jalon de ma préparation, pour voir si ces bonnes dispositions se confirment… sauf que, pas de chance, la prochaine étape que j’ai prévu dans mon plan était le Semi de Nogent qui est… annulé ! Il est maintenant trop tard pour s’inscrire au semi de Paris — tant pis…

Rendez-vous donc sur les Champs Elysées le 9 Avril prochain !

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Le pied au plancher ?

Ce dimanche 22 janvier 2017 avait lieu les traditionnels 10 km du quatorzième. Une course que j’ai déjà couru 3 fois (ça a même été ma première compétition lorsque je me suis remis à courir il y a 4 ans).

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La compétition est idéalement placée au calendrier sans buter sur des jalons plus importants de la saison (marathon de Paris, 20km de Paris, etc.), l’organisation est bon-enfant, et surtout: je peux me rendre en 5 minutes à la ligne de départ ! (j’habite le 14ème)

Cela dit, même si la date ne pose pas de problème, elle est peu propice sur le papier à une performance, étant (pour ma part), située quasiment au début de ma préparation au Marathon de Paris (que j’ai débuté mi-janvier).

J’attaquais cependant cette 4ème édition des 10km du quatorzième avec un plan simple et ambitieux: avaler ces 10 kilomètres à l’allure de 4:15 à 4:20 du kilomètre. En un mot: le pied au plancher !

Le parcours ne pose pas de problème particulier, avec deux boucles se finissant à la mairie et plutôt plates (ma montre m’annoncera un dénivelé positif de 20m, il y a pire !), donc propice aux exploits — ou en tout cas aux perf.

Ma “meilleure perf” sur cette course était exactement de 44 minutes et 7 secondes, établi en 2015. Bien loin d’un exploit, puisque les premiers avalent généralement la distance en moins de 32 minutes !

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Résultat: cette année, mon plan simple n’a malheureusement pas marché: malgré mes efforts pour garder le compteur de ma montre en-dessous de 4:20 (vitesse instantanée), elle m’a affiché la ligne finale franchie 4:23 (vitesse moyenne), soit 44 minutes et 13 secondes au total.

J’ai donc “perdu” 6 secondes par rapport à il y a deux ans. Pas grand chose, car j’en ai bien perdu une poignée au départ (mais ça avait probablement également été le cas en 2015), et peut-être aurais-je pu essayer d’éviter le petit fléchissement entre le 8ème et le 9ème kilomètre.

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La vérité est que pense que j’ai peut-être atteint mon plafond — ou plutôt mon plancher ! Je n’arrive pas à descendre en-dessous des 44 minutes pour courir 10 kilomètres (sauf un jour de 2014 où d’après mes archives j’ai réussi à parcourir cette même distance sur une autre course en 42m38s, mais j’ai du mal à y croire).

Après avoir gagné des secondes au fil des 4 ans de ma “carrière” de coureur, ne suis-je pas tout simplement rattrapé par la vieillerie ? C’est bien possible, mais… ça reste à prouver.

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Et la bonne nouvelle, c’est que j’ai prévu de courir cette année (et pour la troisième fois) le Marathon de Paris — avec un objectif encore plus ambitieux que mon temps de l’année dernière.

Tant pis pour la vieillerie, on avance pied au plancher !

 

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Chaussures !?

Chaussures, grolles, godasses, tatanes, pompes, godillots ou savates, appelez ça comme vous voulez, les chaussures restent le meilleur ami du coureur… du moins pour ceux qui en mettent (ce que je conseille fortement, à moins que vous sachiez ce que vous faites !)

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Je voulais donc vous parler de mes chaussures, celles qui accompagnent tant bien que mal mes efforts de coureur depuis qu’un beau jour de 2013 je me suis mis en tête de courir un 20km (et quelques kilomètres de plus après ça…)

Une paire de chaussure de course, ce n’est pas un accessoire qu’on peut choisir à la légère (et d’ailleurs, c’est loin d’être accessoire). Tantôt pour foulée pronatrice, universelle, voire supinatrice, tantôt pour la piste, pour la route, le chemin ou le trail, avec un « drop » ou un amorti plus ou moins prononcé, c’est à choisir avec soin (et attention à la taille: le pied s’allonge pendant l’effort, tout le monde vous le dira !) Il y a tellement de paramètres qu’un bon coureur en a toujours au moins deux dans son placard, une paire pour la route et une pour le cross boueux.

Eh puis, il y a un dernier critère que peu de coureurs avoueront: l’esthétique ! En effet, hors de question de marier un T-shirt noir avec des chaussures jaune fluo, ou des chaussures rouges avec un serre-tête bleu…

Certainement une source de dépense pour le coureur (qu’il soit pronateur, universel, et même supinateur !), d’autant plus qu’une bonne paire coûte au bas mot 100 €… et ne croyez pas qu’une paire, c’est pour la vie ! Pour ma part, courant plus de 2000 km en 12 mois, c’est une paire par an que je dois m’acheter…

Si je compte les différents types de chaussure (piste, trail, etc.), je suis pour ma part à la tête d’un cheptel de 7 paires — certaines dans un état déjà bien délabré. Mais de bons souvenirs sont souvent attachés à chaque paire, et j’ai donc du mal à m’en séparer. Je les éparpille donc partout où je pourrais avoir besoin un jour de courir : maison de campagne, maison de vacances, maison d’amis, bureau, la liste peut être longue !

En voici un petit échantillon:

Un œil averti remarquera qu’au fil des années mon choix s’est restreint très majoritairement à une marque. En effet, cela fait déjà quelques saisons que je glisse mes pieds dans des… Mizuno (publicité gratuite). Pourquoi ? Je pourrais vous vanter leur absorption de choc, leur ventilation, leur légèreté — que néni ! Ce sont des critères que j’ignore (à tort). En revanche, je connais ma taille dans cette marque et… l’esthétique générale de la marque me plait !

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Voici donc mon dernier achat (vive les soldes): des Mizuno Wave Rider 19 (Osaka), pointure 47. Et je peux vous dire une chose: je ne sais pas si je ferai des exploits avec elles, mais elles sont ma-gni-fi-ques !

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(les couleurs sur les semelles, ce n’est pas que j’ai marché dans de la pâte à modeler, c’est fait exprès !)

Et maintenant, il n’y a plus qu’à les enfiler, et courir.

Ça tombe bien, ma préparation du Marathon de Paris 2017 commence cette semaine…!

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La tournée des cinq phares

Bonjour à tous. Me voici comme chaque année au bout du monde (une île au large de la pointe du Raz: Ouessant, vous connaissez ?), et j’ai décidé de m’attaquer au marathon local: la tournée des 5 phares (l’autre spécialité locale, c’est la tournée des 5 bars, mais c’est une autre histoire…)

« Qui voit Ouessant, voit son sang », vous l’avez peut-être entendu. Ce n’est pas le sang des runners, mais celui des marins au fil des siècles, qui ont vautré leurs embarcations sur les récifs qui entourent l’île. Pour remédier à cela, l’île s’est hérissée de phares (ce qui n’a pas empêché de continuer à se vautrer, voir l’Olympic Bavery par exemple…)

Les 5 phares principaux sont (dans l’ordre): Nividic, Le Créac’h, Le Stiff, Kéréon, et bien sûr La Jument. De quoi faire un joli tour de l’île !

Petite particularité: tous les phares ne sont par en terre (des « paradis »): il y en a plusieurs qui sont en mer (des « purgatoires », voire des « enfers »). Pas question d’aller courir au pied de La Jument, ou Kéréon par exemple, car dans ce cas il faut se mettre au triathlon (ou au moins, running & swimming…) Donc le but pour ces phares en mer est d’aller au plus près à la cote, en courant donc.

Je me suis donc élancé ce matin pour cette fameuse tournée des 5 phares, en partant de Penn Ar Rugel (au Sud de l’île)

Après un premier virage à gauche à Lampaul (le bourg local), direction le premier phare !

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Nividic, le phare plus étrange, avec ce qui ressemble à des clefs à molettes qui portaient autrefois le cable qui alimentait le phare en électricité. Ça n’a duré que quelques année, et aujourd’hui le phare est alimenté au gaz (et ravitaillé par hélicoptère). Pour s’en approcher au plus près, il faut aller au Nord Ouest de l’île à la pointe de Pern (un lieu digne de Game of Thrones…)

Après m’être donc approché au plus près de Nividic, direction le deuxième phare, qui est à peine à 500 m.

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Le Créac’h, le champion. Il fut le plus puissant du monde, et est aujourd’hui (après réduction de sa puissance) le plus puissant d’Europe. C’est également le lieu du musée des phares et balises, à ne pas rater si vous passez sur l’île !

Puis, une longue ligne droite (traversant à nouveau le bourg) nous mène à la pointe Nord Est, après le carrefour vers Le Stiff.

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Le Stiff, le phare historique, conçu par Vauban dès le XVII siècle. Au bout d’une longue route, le phare se dresse au sein d’un petit enclos (le phare se visite pendant les vacances scolaires).

Une fois le 3ème phare effacé, il est temps de plonger vers le 4ème: direction le port du Stiff, puis Arlan (une descente suivi pas une montée aussi abrupte).

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C’est le tour de Kéréon, le phare au Sud Est de île, le plus éloigné de la côte (à 4km d’Ouessant). Difficile  de toucher sa porte, ou au moins de tourner autour. Un petit tour autour de la colline d’Arlan (cette fois-ci en compagnie d’Alice, qui me sert de guide) me met en visuel du phare.

Il est temps de foncer vers le dernier phare, sur une longue ligne droite qui suit la Sud de l’île.

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La Jument, le plus beau des phare et le phare historique. C’est mon préféré ; si vous n’en connaissez pas l’histoire, allez visiter le musée des phares et balises (ou à la rigueur, lire la page Wikipedia). Pour s’en approcher, il faut aller tout au bout de la côte Sud à l’Ouest de l’île, à Porz Doun — inutile d’espérer s’en approcher plus, sauf si vous êtes équipé d’un drone !

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Le cinquième phare enfin avalé, il est temps de rentrer à son point de départ, 26,19km (et 2h30) plus tard, avec le sentiment du devoir accompli…

 

Et vous, quel est votre parcours du bout du monde ? N’hésitez pas à en faire part les lecteurs de ce blog… Et en attendant, meilleurs voeux pour cette nouvelle année !!

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Plus dur qu’un marathon !?

Alors que j’annonçais la semaine dernière ma participation au Sparnatrail 2016 le dimanche 13 novembre, la foule de mon fan-club attend avec impatience des nouvelles ! (surtout que je doutais de ma survie aux 700m de D+ de ce long mini-ultra-mini trail….)

Des nouvelles les voici. Mais attention, quelques mots de mise en garde pour le public fragile et impressionnable: je vous conseille d’arrêter ici votre lecture, car ce qui va suivre sera un récit d’une descente aux enfers, accompagné de photos à ne pas mettre devant tous les yeux…

Vous êtes encore là ? A vos risques et périls !

Or donc, je suis parti dimanche dernier en direction d’Epernay m’attaquer aux 31,7 km et 740 m de dénivelé positif du « P’tiot Sparnatrail« , version (pour les petits ?) du vrai Sparnatrail, couru au même moment sur 56,7 km et avec 1399m de D+.

Epernay en Champagne, c’est une ville qui semble ravissante (j’en ai vu surtout les chemins vicinaux) et qui a l’avantage pour ses habitants (les sparnaciens !) d’être à deux bonnes heures de Paris. Le coup de pistolet du départ étant prévu à 7h30, il a donc fallu se lever et partir dès 4 heures du matin dans la voiture de mon copain Jean-Philippe, un sur-homme que le manque de sommeil, les 4 heures de volant (aller-retour), et les 56km de trail n’effrayaient pas le moins du monde…

Me voici donc aligné sur la ligne de départ dès portons-minet, ignorant de ce qui allait m’arriver malgré les mises en garde de Jean-Philippe (« ce sera plus dur qu’un marathon »!), et paré de mes meilleurs atours : le T-shirt de mon club Asphalte 94, croyant pouvoir porter haut ses couleurs en ce jour de gloire. De couleur justement, le T-shirt est blanc et vert — un blanc qui disparaitra bientôt sous la boue et un cocktail de liquides corporels…

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Ça c’était avant…

Le nom de mon club est à lui même tout un programme: l’asphalte, c’est l’ami du coureur (même si ce n’est pas forcément celui de ses articulations), et c’est surtout le compagnon fidèle de ma modeste carrière de coureur ! J’en ai couru des centaines de kilomètres, et c’est toujours un plaisir de relancer la machine au détour d’un virage bien calé sur le bitume solide et surtout raisonnablement plat !

De bitume, je n’en ai pas vu beaucoup dimanche dernier. Quant à la platitude, je dirais qu’elle s’est aplatie devant les 700 mètres de dénivelé positif (et autant de dénivelé négatif !) En résumé: il y avait un chemin qui serpentait gentiment dans les vignes champenoises, tandis que le parcours du trail ignorait tout à fait cette paisible route en prenant les sentiers qui zigzagaient entre les vignes, parfois montant abruptement sur un coteau, puis redescendant tout aussi prestement sur le même coteau, pour nous ramener à chaque fois quasiment au même point de départ.

Si la montée est dure, au moins la descente doit-elle être reposante ? Que néni ! D’abord descendre veut dit empêcher autant que possible le corps de tomber, et donc dépenser quasiment autant d’énergie à le retenir qu’à le pousser à monter. Et puis surtout, les pentes n’étaient qu’un des ingrédients qui ont réussi à transformer un dimanche matin qui aurait pu être paisible en enfer.

L’ingrédient principal ne doit rien à Newton, mais plus à Gaïa: c’est la terre, mélangée à la pluie. En un mot: la boue.

Courir dans la boue (et les flaques) est extrêmement pénible, mais faisable. Courir dans la même boue sur des côtes vertigineuses, c’est sur-humain ! (pas étonnant que mon copain Jean-Michel s’en délecte !)

Donc 31km de trail, c’est 31km de débauche d’énergie à progresser dans la boue, rapidement incapable de courir dans la moindre montée (et se résignant à marcher lourdement). Et bien sûr, des chutes !

J’ai manqué de tomber 20 fois, et par 3 fois je me suis vautré (bien plus que tombé) dans la boue, la dernière fois face contre terre — ou plutôt le visage planté dans la boue.

Rapidement, mon visage a pris la couleur de la terre…

 

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Mais qu’est ce qu’il m’a pris ?

…puis mes mains une couleur plus vive…

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…puis inévitablement mes genoux des couleurs encore plus dramatiques !

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Dans cet état (et pas seulement extérieurement: les pieds étaient tout autant en feu dans les chaussures !), les 10 derniers kilomètres ont été littéralement un calvaire. J’ai deux marathons « under the belt », et si cela ne m’autorise en rien à me croire marathonien chevronné, je sais ce que j’ai souffert lors de ces deux marathons, en particulier pour parcourir les fameux 10 derniers kilomètres (en 2015 et en 2016). Jamais je n’ai autant souffert que dimanche dernier sur les chemins sparnaciens !

Non content de ne plus pouvoir courir dans les montées, de ne plus réussir à tenir droit même dans les portions plates, et de trainer mon corps ensanglanté au fil des kilomètres, de très sévères crampes m’ont fait comprendre que ce corps protestait vigoureusement contre le traitement que je lui infligeais. Lorsque deux crampes aiguës saisissent vos jambes, il est impossible de courir, et marcher est même une torture…

C’est ainsi que j’ai finalement franchi l’arche d’arrivée, clopinant plus que courant ou même marchant, me jurant (mais un peu tard), qu’on ne m’y reprendrait plus !

Jean-Philippe, qui a de son coté couru les 56km qu’il a terminé dans les 10 premiers tout en gardant figure (sur-) humaine, m’avait bien prévenu. « Plus dur qu’un marathon »: je ne veux certainement pas comparer cette épreuve à celle d’autres coureurs qui ont peut-être souffert autant (voire plus encore!) à courir 42km que moi sur ces 31km. Mais l’épreuve que j’ai couru ce dimanche a très certainement été pour moi bien plus dure que mes deux marathons.

Suis-je prêt à recommencer l’année prochaine ? Merci Jean-Philippe pour m’avoir permis de vivre cette expérience, mais je ne suis aujourd’hui certainement pas prêt de la renouveler…

Vive l’asphalte !

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