Plus que deux semaines…

Dans deux semaines s’élanceront les 55 000 coureurs du Marathon de Paris 2017… dont moi, sauf pépin de dernière minute. Il s’agit de mon troisième marathon, après avoir couru ce même marathon à Paris 2015, ainsi que celui de l’année dernière.

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Contrairement aux années passées, j’ai pris le parti de ne pas abreuver les quelques lecteurs de ce blog de comptes à rebours ou d’états d’âme du coureur. Pour au moins une bonne raison: la peur de me répéter.

En effet, pour ce qui est de la préparation d’un coureur bien motivé mais pas particulièrement doué pour la course (ayant commencé à courir sur le fort tard), je vous suggère de lire (ou relire ?) les articles que j’avais publiés à l’occasion de la préparation de mon premier marathon en 2015:

Puis rebelote en 2016:

Et bien sûr (les blockbusters de ce blog), les récits de mon Marathon de Paris 2015 (Mon premier marathon, récit….) et de celui de 2016 (Un marathon, des zombies et quelques fantômes…)

Cette année, la motivation est toujours intacte, et même plus forte encore (car j’ambitionne de me dépasser !) — et les angoisses toujours présentes (Vais-je y arriver ? Ne suis-je pas trop ambitieux ? Est-ce que je ne risque pas de me blesser ? Etc.)

Quant à mon plan d’entrainement (un marronnier de ce blog), pas de longue liste de sorties cette année, tellement ce plan est simple et routinier, voire ennuyeux et monotone:

  • mardi, sortie bosses aux Buttes-Chaumond,
  • jeudi, sortie fractionnés au Stade Louis Lumière
  • samedi, sortie longue le long de la coulée verte
  • dimanche, sortie club au Stade du Tremblay

Heureusement, quelques compétitions ont aidé à rompre la monotonie: 10km du Quatorzième (22/Janvier), Foulées Charentonnaises (15km le 19/Février), Semi de Marseille (19/Mars).

Aujourd’hui, à deux semaines de l’événement, mon plan se termine: plus que quelques sorties au programme cette semaine, puis ce sera la période dite d' »affûtage »… en clair, la dernière semaine où il faut s’interdir de courir plus que quelques kilomètres, pour ne plus fatiguer l’animal.

Suis-je prêt ? A m’aligner sur le marathon, probablement ! A le finir ? Possiblement… (quoi que: c’est au pied du 35ème kilomètre qu’on voit le coureur !) A atteindre mon objectif ? Rien n’est moins sûr !

Je me suis en effet fixé comme beaucoup un objectif de temps pour ce marathon ; je ne l’ai révélé qu’à quelques uns, par superstition et par peur du ridicule ; je veux bien vous le révéler mais gardez-le pour vous ! J’ai terminé mon premier marathon en 3h54 ; temps que j’ai largement amélioré à mon deuxième, bouclé en 3h39. Ces 15 minutes de gagnés sont à mettre au crédit d’une plus grande expérience sur le marathon, et d’une aponevrostite plantaire en moins.

Cette année, l’expérience sera plus grande encore, mais rien de significatif. De plus, je ne pourrai pas prétendre être en meilleur forme physique que l’année dernière. J’ambitionne néanmoins d’améliorer encore significativement mon temps de l’année dernière et de terminer en… 3h30.

La magie des chiffres ronds ! 3h31, c’est quasiment aussi bien, mais ce n’est pas un nombre de minute divisible par 10… donc 3h30 !

Lorsque je me suis fixé cet objectif, j’ai naturellement consulté les oracles, et les sites de conseil pour y chercher des indices me permettant de croire que cela serait, non point facile, mais faisable. Quelle naïveté !

J’ai par exemple trouvé sur le site du Marathon de Paris un plan de préparation pour cet objectif. Et là j’ai constaté à quel point mon ambition était irréelle sans s’astreindre à un plan de préparation quasi-infaisable (genre « fractionnés de 12 fois 500m en 2minutes »)

Je me suis donc fixé un plan de préparation moins agressif et plus réaliste — mais probablement pas assez ambitieux pour atteindre mon objectif !

De toute façon, il est trop tard pour changer de plan. Il ne me reste plus qu’à affiner la préparation de la tenue et des accessoires, et la préparation diététique (pâtes, pâtes et pâtes, plus un « gatosport » pour le matin de la course !)

Bref, c’est le moment où le cheval commence à s’inquiéter et s’impatienter dans sa stalle de départ, en attendant l’ouverture de sa porte…

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Plus que deux semaines !

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Un semi sur la corniche

Ce dimanche 19 mars avait lieu « Run-in-Marseille« , organisé par ASO. L’événement combine 3 épreuves : un marathon, un semi-marathon, et un 10 km. Pour palier à l’annulation du Semi de Nogent (prévu initialement ce même week-end), j’ai décidé de m’aligner sur cette même distance dans cette belle ville du Sud, et donc de courir le semi-marathon de Marseille.

Mon plan de préparation du Marathon de Paris prévoit en effet de courir un semi à environ un mois de l’événement. Le 19 mars n’étant cependant qu’à 3 semaines du marathon, il est important que je ne cherche pas à réaliser une perf ce dimanche, épuisant mon corps avant la grande course du 9 avril. Mon objectif raisonnable est donc de courir la boucle des 21km en 1h45. D’autant plus que la météo marseillaise s’annonce chaude, du moins à l’aune parisienne: 20°C à partir de 10h !

Pas de manche longue, de gants ou de bonnet: ma tenue sera aussi légère que possible, arborant bien sûr la fameuse tunique blanche et verte floquée fièrement du nom ô combien prestigieux d’Asphalte 94 — afin de porter la bonne parole de mon club jusque dans les villes les plus méridionales.

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Afin donc d’éviter les chaleurs que promet la météo ce dimanche, le départ du semi est donné dès 8h45 à coté du Vieux Port. Puis après une boucle, le parcours croise la Canebière pour plonger vers le Stade Vélodrome (Allez l’OM !), avant de faire quelque boucles au sein du Parc Borely. Ces 12 premiers kilomètres avalés au cœur de la ville, viennent enfin les kilomètres les plus plaisants, au moment où la course épouse les rives méditerranéennes le long de la fameuse « Corniche du Président John Fitzgerald Kennedy ».

Là, nous nous retrouvons enfin tous au soleil et face au mistral. Heureusement, ASO, fort de son expérience de la chaleur (par exemple lors du dernier Marathon de Paris), multiplie les postes de ravitaillement où une bouteille d’eau est à chaque fois offerte à chaque coureur. Bien sûr, il s’agit de s’hydrater, mais également de ne pas oublier de s’asperger abondamment pour éviter la surchauffe ! Et le mistral finalement peu contrariant est un allié qui aide à refroidir le corps.

Le passage par la corniche est réellement la partie la plus agréable de ce semi. En longeant les plages, des odeurs de sable chaud et de mer nous gagnent. Jusqu’au quartier dit « du Catalans », où passant entre les restaurants, les odeurs de poissons frits nous chatouillent les narines ! Puis retour vers le Vieux Port, et arrivée au pied du bureau de Jean-Claude – Peuchère – Gaudin.

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A l’arrivée, ma montre indique 1h39m26s. Un temps pas mauvais (mon second meilleur temps sur un semi) mais loin de ma meilleure performance sur cette même distance (1h36m). Cependant, mon but était précisément de ne pas m' »arracher » pour chercher un temps canon, donc : succès ! Quelques esprits chagrins feront remarquer que j’aurais peut-être pu lever plus encore le pied et courir les 21km en 1h45 comme prévu initialement : c’est vrai — espérons que je ne le regretterai pas 3 semaines plus tard au Marathon de Paris…

Au total, un dimanche bien agréable au soleil marseillais !

-Nicolas

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Choux, cailloux… genoux ?

Quel est l’ennemi principal des runners ? La blessure !

Il y a beaucoup de moyens de se blesser, mais ceux qui guettent le coureur en pleine préparation de son prochain objectif (un trail, un marathon, un semi, un 10km, etc.), ce sont ceux qui affectent ses organes coureurs : pieds, chevilles, mollets, genoux, cuisses, hanches, etc.

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Le hall of fame des blessures répertoriées par la Bible du Running fait peur : Syndrome rotulien, Périostite tibiale, Tendinite d’Achille, Aponévrosite plantaire, Tendinite rotulienne, Bandelette ilio-tibiale, Facture de fatigue des métacarpiens, etc.

Et quelle poisse quand un bobo nous force à garder le véhicule dans les stands, alors que le plan de préparation exige de redoubler ses efforts ! Sans parler de l’obligation de renoncer à une course à laquelle on est inscrit et on se prépare de longue date…

Hélas, la blessure c’est le lot de tout coureur. Toujours d’après la Bible du Running la moyenne peut parait-il aller jusqu’à une blessure pour 200 heures de course à pied !

Pour ma part, j’ai déjà donné, même si je peux reconnaitre que j’ai plutôt été épargné jusqu’à présent: mes lecteurs fidèles se souviennent peut-être de mon aponévrose qui a perturbé la préparation de mon premier marathon…

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Depuis, même si ma voute plantaire menace toujours, rien de sérieux. Jusqu’à… cette semaine !

Comme vous le savez peut-être, je suis en pleine préparation de mon 3ème marathon, à l’occasion du Marathon de Paris 2017. Nous sommes exactement à 5 semaines de l’événement, et mon plan prévoit encore  près de 300 km de préparation.

Pourtant cette semaine, une vilaine douleur dans le genoux droit m’a forcé à mettre cette préparation en pause… Une de ces douleurs incapacitantes qui vous bloquent le genoux et vous obligent à boiter bas.

L’origine ? Mystère, ou plutôt: j’en vois plus d’une. La douleur s’est réveillée un main au lever, après une nuit sans histoire. Peut-être est-ce dû à un simple voyage en avion cette semaine (deux heures assis) ou aux 2 jours de salon professionnel qui m’ont imposé des kilomètres de marche à pied entre les stands ? Ou encore, est-ce dû à l’intensité croissante de mon plan de préparation ? Mais plus sûrement c’est la combinaison de tout cela qui m’a attaqué le genou…

Même si ce matin la douleur est partie aussi mystérieusement qu’elle est venue, je me réjouis de ne pas m’être inscrit au Semi-Marathon de Paris qui se courait ce dimanche !

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Alors, maintenant que mon genou me laisse en répit, tout est rentré dans l’ordre ? Après une semaine d’arrêt complet de ma préparation, je peux reprendre ma marche vers le marathon. Mais pas sans appréhensions: une blessure (que ce soit au genou ou ailleurs) menace toujours !

Tant pis, on verra bien si ça passe… et rendez-vous le 9 avril !

 

 

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Rendez-vous à Charenton !

J’ai balisé le long chemin des 3 mois de ma préparation au prochain Marathon de Paris de quelques épreuves, histoire de rompre la monotonie des entrainements, mais aussi de jauger les progrès de la bête au fur et à mesure où j’égrène mon plan d’apprenti marathonien.

Le mois dernier, c’était un 10km dans le quatorzième. Ce dimanche c’était un 15km, à Charenton.

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Les 15km de Charenton, bien nommés “Les foulées charentonnaises”, c’est un rendez-vous que je connais bien. Même si 15km reste une distance mal taillée pour la course (est-ce un sprint comme un 10km ? Est-ce un semi-fond comme un 20km?), cette course est un rendez-vous auquel je suis fidèle depuis 4 ans. C’est d’ailleurs là que j’ai vécu mes premières émotions de coureur, y découvrant ce qui me motive à courir.

Donc, ce matin de février encore frais, je me suis présenté sur la ligne de départ pour courir 15km à une allure de « sprint de fond », si ça a le moindre sens. En réalité je m’étais décidé à appliquer la même stratégie que sur mon dernier 10km: courir aussi longtemps que je peux à moins de 4mn30s le kilomètre (disons: à 4mn20s/km), en espérant que cela ne m’amène pas trop loin de la ligne d’arrivée, pour y faire finalement une moyenne de 4mn30s/km (soit 1h07mn30s pour parcourir 15km). Tant pis pour le negative split et la régularité, le but est de tester la machine !

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Quatre minutes et trente secondes, il faut savoir que c’est mon plancher. J’arrive à descendre en-dessous, mais rarement, et de peu (voir mon récit des 10km du 14ème, ou celui des derniers 20km de Paris). C’est un temps que j’arrive maintenant à tenir (et même un peu mieux) sur 10km, mais difficilement sur une distance plus longue (et donc pas sur un 15km !)

En témoignent mes temps des dernières éditions de la charentonnaise :

  • 2014: 1:07:32 — Presque !
  • 2015: 1:06:36 — Nettement mieux !
  • 2016: 1:08:51 — Nettement moins bien !

Je m’attendais donc à m’effondrer aux environs du 10km, et mettre largement plus de 22mn30s à parcourir les 5 derniers.

Cependant, ce n’est pas une distance que je cours seul, bien au contraire. Il y avait ce dimanche près de 3000 coureurs au départ, dont de nombreux venant de mon club ! (Asphalte 94)

L’avantage des coureurs de mon club est qu’ils sont très sympathiques, que je les connais bien, et que je sais ceux qui sont bien meilleurs que moi (et donc inutile de suivre) et ceux qui sont un peu meilleurs que moi (donc: à suivre). A cette connaissance s’ajoutant le désir idiot d’essayer de finir pour une fois devant un collègue, j’espérais que ce serait une motivation suffisante pour ne pas trop dévier de mon plan de marche fort optimiste.

Daniel fut mon lièvre cette année: un coureur sympathique et performant, qui malgré son age (mon ainé de bien 10 ans), a gardé sinon les temps canons de sa jeunesse, du moins une foulée plus efficace que la mienne. Je me suis donc accroché à sa foulée — ou plutôt, j’ai essayé de rester devant lui, reprenant crânement quelques mètres dès qu’il revenait à mon niveau.

Son plan de marche était idéal pour m’y calquer: 4mn20s du kilomètre, à accrocher aussi longtemps que possible.

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Résultat: toujours en essayant de précéder Daniel de quelques mètres (qui n’était plus que des décamètres à ce moment là), j’ai eu la surprise de passer le panneau des 10km en 44minutes — soit quasiment mon PR (Personal Record) sur les 10 ! — mais il me restait alors à courir encore 5 bons kilomètres.

Ce n’est qu’à l’amorce du 13ème kilomètres que j’ai dû rendre les armes et laisser Daniel s’envoler vers la ligne d’arrivée, qu’il a franchie 15 secondes avant moi. Cependant, mon chronomètre m’a affiché lors de mon propre franchissement de la ligne d’arrivée un temps (réel) de 1h05mn36s, soit 4mn26s au kilomètre !

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Il s’agit pour moi d’un authentique « PR » sur la distance. Pensez-donc, une minutes de moins que mon meilleur temps ! Ça peut vous sembler peu, mais pour un coureur qui souffre pour gagner quelques secondes, c’est une belle récompense…

Qu’en conclure ? Plusieurs choses:

  1. Je peux encore améliorer mes temps — il faut pour cela de bonnes conditions réunies, mais si j’ose (par exemple, courir plus vite que ce que je pense pouvoir), je peux (parfois)
  2. Les conditions étaient quasi-idéales: un soleil frais et agréable, une course bien plate, et surtout un super lièvre
  3. Je dois pouvoir courir plus vite sur 10km: ce n’est pas normal de battre son temps nominal sur cette distance, en milieu de course !
  4. …et surtout, cela me donne de bonnes sensations pour mon but du moment: courir le prochain Marathon de Paris, plus vite que le précédent !

Donc: rendez-vous au prochain jalon de ma préparation, pour voir si ces bonnes dispositions se confirment… sauf que, pas de chance, la prochaine étape que j’ai prévu dans mon plan était le Semi de Nogent qui est… annulé ! Il est maintenant trop tard pour s’inscrire au semi de Paris — tant pis…

Rendez-vous donc sur les Champs Elysées le 9 Avril prochain !

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Le pied au plancher ?

Ce dimanche 22 janvier 2017 avait lieu les traditionnels 10 km du quatorzième. Une course que j’ai déjà couru 3 fois (ça a même été ma première compétition lorsque je me suis remis à courir il y a 4 ans).

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La compétition est idéalement placée au calendrier sans buter sur des jalons plus importants de la saison (marathon de Paris, 20km de Paris, etc.), l’organisation est bon-enfant, et surtout: je peux me rendre en 5 minutes à la ligne de départ ! (j’habite le 14ème)

Cela dit, même si la date ne pose pas de problème, elle est peu propice sur le papier à une performance, étant (pour ma part), située quasiment au début de ma préparation au Marathon de Paris (que j’ai débuté mi-janvier).

J’attaquais cependant cette 4ème édition des 10km du quatorzième avec un plan simple et ambitieux: avaler ces 10 kilomètres à l’allure de 4:15 à 4:20 du kilomètre. En un mot: le pied au plancher !

Le parcours ne pose pas de problème particulier, avec deux boucles se finissant à la mairie et plutôt plates (ma montre m’annoncera un dénivelé positif de 20m, il y a pire !), donc propice aux exploits — ou en tout cas aux perf.

Ma “meilleure perf” sur cette course était exactement de 44 minutes et 7 secondes, établi en 2015. Bien loin d’un exploit, puisque les premiers avalent généralement la distance en moins de 32 minutes !

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Résultat: cette année, mon plan simple n’a malheureusement pas marché: malgré mes efforts pour garder le compteur de ma montre en-dessous de 4:20 (vitesse instantanée), elle m’a affiché la ligne finale franchie 4:23 (vitesse moyenne), soit 44 minutes et 13 secondes au total.

J’ai donc “perdu” 6 secondes par rapport à il y a deux ans. Pas grand chose, car j’en ai bien perdu une poignée au départ (mais ça avait probablement également été le cas en 2015), et peut-être aurais-je pu essayer d’éviter le petit fléchissement entre le 8ème et le 9ème kilomètre.

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La vérité est que pense que j’ai peut-être atteint mon plafond — ou plutôt mon plancher ! Je n’arrive pas à descendre en-dessous des 44 minutes pour courir 10 kilomètres (sauf un jour de 2014 où d’après mes archives j’ai réussi à parcourir cette même distance sur une autre course en 42m38s, mais j’ai du mal à y croire).

Après avoir gagné des secondes au fil des 4 ans de ma “carrière” de coureur, ne suis-je pas tout simplement rattrapé par la vieillerie ? C’est bien possible, mais… ça reste à prouver.

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Et la bonne nouvelle, c’est que j’ai prévu de courir cette année (et pour la troisième fois) le Marathon de Paris — avec un objectif encore plus ambitieux que mon temps de l’année dernière.

Tant pis pour la vieillerie, on avance pied au plancher !

 

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Chaussures !?

Chaussures, grolles, godasses, tatanes, pompes, godillots ou savates, appelez ça comme vous voulez, les chaussures restent le meilleur ami du coureur… du moins pour ceux qui en mettent (ce que je conseille fortement, à moins que vous sachiez ce que vous faites !)

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Je voulais donc vous parler de mes chaussures, celles qui accompagnent tant bien que mal mes efforts de coureur depuis qu’un beau jour de 2013 je me suis mis en tête de courir un 20km (et quelques kilomètres de plus après ça…)

Une paire de chaussure de course, ce n’est pas un accessoire qu’on peut choisir à la légère (et d’ailleurs, c’est loin d’être accessoire). Tantôt pour foulée pronatrice, universelle, voire supinatrice, tantôt pour la piste, pour la route, le chemin ou le trail, avec un « drop » ou un amorti plus ou moins prononcé, c’est à choisir avec soin (et attention à la taille: le pied s’allonge pendant l’effort, tout le monde vous le dira !) Il y a tellement de paramètres qu’un bon coureur en a toujours au moins deux dans son placard, une paire pour la route et une pour le cross boueux.

Eh puis, il y a un dernier critère que peu de coureurs avoueront: l’esthétique ! En effet, hors de question de marier un T-shirt noir avec des chaussures jaune fluo, ou des chaussures rouges avec un serre-tête bleu…

Certainement une source de dépense pour le coureur (qu’il soit pronateur, universel, et même supinateur !), d’autant plus qu’une bonne paire coûte au bas mot 100 €… et ne croyez pas qu’une paire, c’est pour la vie ! Pour ma part, courant plus de 2000 km en 12 mois, c’est une paire par an que je dois m’acheter…

Si je compte les différents types de chaussure (piste, trail, etc.), je suis pour ma part à la tête d’un cheptel de 7 paires — certaines dans un état déjà bien délabré. Mais de bons souvenirs sont souvent attachés à chaque paire, et j’ai donc du mal à m’en séparer. Je les éparpille donc partout où je pourrais avoir besoin un jour de courir : maison de campagne, maison de vacances, maison d’amis, bureau, la liste peut être longue !

En voici un petit échantillon:

Un œil averti remarquera qu’au fil des années mon choix s’est restreint très majoritairement à une marque. En effet, cela fait déjà quelques saisons que je glisse mes pieds dans des… Mizuno (publicité gratuite). Pourquoi ? Je pourrais vous vanter leur absorption de choc, leur ventilation, leur légèreté — que néni ! Ce sont des critères que j’ignore (à tort). En revanche, je connais ma taille dans cette marque et… l’esthétique générale de la marque me plait !

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Voici donc mon dernier achat (vive les soldes): des Mizuno Wave Rider 19 (Osaka), pointure 47. Et je peux vous dire une chose: je ne sais pas si je ferai des exploits avec elles, mais elles sont ma-gni-fi-ques !

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(les couleurs sur les semelles, ce n’est pas que j’ai marché dans de la pâte à modeler, c’est fait exprès !)

Et maintenant, il n’y a plus qu’à les enfiler, et courir.

Ça tombe bien, ma préparation du Marathon de Paris 2017 commence cette semaine…!

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La tournée des cinq phares

Bonjour à tous. Me voici comme chaque année au bout du monde (une île au large de la pointe du Raz: Ouessant, vous connaissez ?), et j’ai décidé de m’attaquer au marathon local: la tournée des 5 phares (l’autre spécialité locale, c’est la tournée des 5 bars, mais c’est une autre histoire…)

« Qui voit Ouessant, voit son sang », vous l’avez peut-être entendu. Ce n’est pas le sang des runners, mais celui des marins au fil des siècles, qui ont vautré leurs embarcations sur les récifs qui entourent l’île. Pour remédier à cela, l’île s’est hérissée de phares (ce qui n’a pas empêché de continuer à se vautrer, voir l’Olympic Bavery par exemple…)

Les 5 phares principaux sont (dans l’ordre): Nividic, Le Créac’h, Le Stiff, Kéréon, et bien sûr La Jument. De quoi faire un joli tour de l’île !

Petite particularité: tous les phares ne sont par en terre (des « paradis »): il y en a plusieurs qui sont en mer (des « purgatoires », voire des « enfers »). Pas question d’aller courir au pied de La Jument, ou Kéréon par exemple, car dans ce cas il faut se mettre au triathlon (ou au moins, running & swimming…) Donc le but pour ces phares en mer est d’aller au plus près à la cote, en courant donc.

Je me suis donc élancé ce matin pour cette fameuse tournée des 5 phares, en partant de Penn Ar Rugel (au Sud de l’île)

Après un premier virage à gauche à Lampaul (le bourg local), direction le premier phare !

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Nividic, le phare plus étrange, avec ce qui ressemble à des clefs à molettes qui portaient autrefois le cable qui alimentait le phare en électricité. Ça n’a duré que quelques année, et aujourd’hui le phare est alimenté au gaz (et ravitaillé par hélicoptère). Pour s’en approcher au plus près, il faut aller au Nord Ouest de l’île à la pointe de Pern (un lieu digne de Game of Thrones…)

Après m’être donc approché au plus près de Nividic, direction le deuxième phare, qui est à peine à 500 m.

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Le Créac’h, le champion. Il fut le plus puissant du monde, et est aujourd’hui (après réduction de sa puissance) le plus puissant d’Europe. C’est également le lieu du musée des phares et balises, à ne pas rater si vous passez sur l’île !

Puis, une longue ligne droite (traversant à nouveau le bourg) nous mène à la pointe Nord Est, après le carrefour vers Le Stiff.

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Le Stiff, le phare historique, conçu par Vauban dès le XVII siècle. Au bout d’une longue route, le phare se dresse au sein d’un petit enclos (le phare se visite pendant les vacances scolaires).

Une fois le 3ème phare effacé, il est temps de plonger vers le 4ème: direction le port du Stiff, puis Arlan (une descente suivi pas une montée aussi abrupte).

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C’est le tour de Kéréon, le phare au Sud Est de île, le plus éloigné de la côte (à 4km d’Ouessant). Difficile  de toucher sa porte, ou au moins de tourner autour. Un petit tour autour de la colline d’Arlan (cette fois-ci en compagnie d’Alice, qui me sert de guide) me met en visuel du phare.

Il est temps de foncer vers le dernier phare, sur une longue ligne droite qui suit la Sud de l’île.

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La Jument, le plus beau des phare et le phare historique. C’est mon préféré ; si vous n’en connaissez pas l’histoire, allez visiter le musée des phares et balises (ou à la rigueur, lire la page Wikipedia). Pour s’en approcher, il faut aller tout au bout de la côte Sud à l’Ouest de l’île, à Porz Doun — inutile d’espérer s’en approcher plus, sauf si vous êtes équipé d’un drone !

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Le cinquième phare enfin avalé, il est temps de rentrer à son point de départ, 26,19km (et 2h30) plus tard, avec le sentiment du devoir accompli…

 

Et vous, quel est votre parcours du bout du monde ? N’hésitez pas à en faire part les lecteurs de ce blog… Et en attendant, meilleurs voeux pour cette nouvelle année !!

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