Demain j’peux pas: j’ai marathon !

Cet article va peut-être surprendre ceux qui ont lu les derniers articles publiés sur ce blog, consacrés notamment à mes déboires de coureur aux prises avec une fracture du sacrum (c’est fou comme courir permet d’enrichir ses connaissances anatomiques : sacrum, aponévrose plantaire, bandelette ilion-tibiale, etc.)

J’ai en effet décidé, malgré mes 6 bons mois d’arrêt presque complet, de courir le Marathon de Paris qui part demain, 8 avril 2018 !

Pas d’inquiétude, je ne suis pas soudain devenu inconscient. Il est bien sûr impensable que j’arrive à courir les 42,195 kilomètres de retour de blessure, et sans préparation spécifique… Mon seul objectif, modeste et fou, pour l’épreuve, est de servir de lièvre pour un collègue, William, qui court son premier marathon !

LLelT

Ayant déjà eu le plaisir de jouer au lièvre sur cette même course (il y a 4 ans, avant même d’avoir connu la fièvre des 42°), puis ayant eu le privilège d’avoir été accompagné par des lièvres lors de mes marathons successifs, je suis rôdé sur la logistique. Le lieu idéal pour rejoindre un coureur sur le Marathon de Paris est au 23ème kilomètre, juste après le second passage à La Bastille, lorsque la course fait une boucle pour longer la Seine sur les Quais.

RdV

Il faut juste bien se mettre d’accord sur le lieu de rendez-vous avec son poulain (ce serait bête de se rater !), estimer l’heure de son passage, et l’attendre en surveillant les dossards…

Evidemment, je ne m’imagine pas pouvoir accompagner William jusqu’à la ligne d’arrivée, son franchissement étant fort logiquement interdit aux non-porteurs de dossard. Mon but est simplement de courir le plus longtemps possible au rythme des 5 minutes du kilomètre que prévoit mon protégé (on verra bien s’il les tient de son coté…)

Comme d’habitude sur le Marathon de Paris, la météo est idéale pour un spectateur sur le bord de la route, et infernale pour un coureur au milieu de la chaussée !

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Pourquoi, je ne sais pas, mais c’est inévitable, au moins depuis les 5 ans que je cours cette épreuve : la date du marathon coïncide immanquablement avec le moment où l’anticyclone se décide à se fixer au dessus de Paris, avec une hausse brutale des températures, qui frôlent voire dépassent les 20°C pendant la course ! Vingt degré peut sembler clément, mais sachez que pour un coureur qui a passé 3 mois à s’entrainer dans les froidure de l’hivers, se dépenser quand il fait cette température, ça donne l’impression de courir en pleine canicule…

Cela dit, arrêtons de nous plaindre : je cours, et même si je ne peux pas courir les 42km réglementaires de la course, pouvoir courir est un privilège que  tout le monde n’a pas. Je courrai donc en pensant à mes proches qui ne peuvent (provisoirement !) plus courir…

Et pour ceux qui seront de l’aventure demain, rendez-vous sur les quais !

 

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A propos nicolasmercouroff

Apprenti marathonien (http://running-blog.xyz) Apprenti cultivateur de framboises (https://raspicolas.wordpress.com) Apprenti photographeur (http://latestandgreatest.org)
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2 commentaires pour Demain j’peux pas: j’ai marathon !

  1. William dit :

    Promis, j’essaierai de tenir les 5 minutes/km ne serais-ce que jusqu’à ce qu’on se retrouve, histoire de ne pas se rater

    J'aime

  2. Ping : Un lièvre, un lévrier, et quelques inconnus au Marathon de Paris 2018 | Le blog du marathonien

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