Rendez-vous à Charenton !

J’ai balisé le long chemin des 3 mois de ma préparation au prochain Marathon de Paris de quelques épreuves, histoire de rompre la monotonie des entrainements, mais aussi de jauger les progrès de la bête au fur et à mesure où j’égrène mon plan d’apprenti marathonien.

Le mois dernier, c’était un 10km dans le quatorzième. Ce dimanche c’était un 15km, à Charenton.

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Les 15km de Charenton, bien nommés “Les foulées charentonnaises”, c’est un rendez-vous que je connais bien. Même si 15km reste une distance mal taillée pour la course (est-ce un sprint comme un 10km ? Est-ce un semi-fond comme un 20km?), cette course est un rendez-vous auquel je suis fidèle depuis 4 ans. C’est d’ailleurs là que j’ai vécu mes premières émotions de coureur, y découvrant ce qui me motive à courir.

Donc, ce matin de février encore frais, je me suis présenté sur la ligne de départ pour courir 15km à une allure de « sprint de fond », si ça a le moindre sens. En réalité je m’étais décidé à appliquer la même stratégie que sur mon dernier 10km: courir aussi longtemps que je peux à moins de 4mn30s le kilomètre (disons: à 4mn20s/km), en espérant que cela ne m’amène pas trop loin de la ligne d’arrivée, pour y faire finalement une moyenne de 4mn30s/km (soit 1h07mn30s pour parcourir 15km). Tant pis pour le negative split et la régularité, le but est de tester la machine !

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Quatre minutes et trente secondes, il faut savoir que c’est mon plancher. J’arrive à descendre en-dessous, mais rarement, et de peu (voir mon récit des 10km du 14ème, ou celui des derniers 20km de Paris). C’est un temps que j’arrive maintenant à tenir (et même un peu mieux) sur 10km, mais difficilement sur une distance plus longue (et donc pas sur un 15km !)

En témoignent mes temps des dernières éditions de la charentonnaise :

  • 2014: 1:07:32 — Presque !
  • 2015: 1:06:36 — Nettement mieux !
  • 2016: 1:08:51 — Nettement moins bien !

Je m’attendais donc à m’effondrer aux environs du 10km, et mettre largement plus de 22mn30s à parcourir les 5 derniers.

Cependant, ce n’est pas une distance que je cours seul, bien au contraire. Il y avait ce dimanche près de 3000 coureurs au départ, dont de nombreux venant de mon club ! (Asphalte 94)

L’avantage des coureurs de mon club est qu’ils sont très sympathiques, que je les connais bien, et que je sais ceux qui sont bien meilleurs que moi (et donc inutile de suivre) et ceux qui sont un peu meilleurs que moi (donc: à suivre). A cette connaissance s’ajoutant le désir idiot d’essayer de finir pour une fois devant un collègue, j’espérais que ce serait une motivation suffisante pour ne pas trop dévier de mon plan de marche fort optimiste.

Daniel fut mon lièvre cette année: un coureur sympathique et performant, qui malgré son age (mon ainé de bien 10 ans), a gardé sinon les temps canons de sa jeunesse, du moins une foulée plus efficace que la mienne. Je me suis donc accroché à sa foulée — ou plutôt, j’ai essayé de rester devant lui, reprenant crânement quelques mètres dès qu’il revenait à mon niveau.

Son plan de marche était idéal pour m’y calquer: 4mn20s du kilomètre, à accrocher aussi longtemps que possible.

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Résultat: toujours en essayant de précéder Daniel de quelques mètres (qui n’était plus que des décamètres à ce moment là), j’ai eu la surprise de passer le panneau des 10km en 44minutes — soit quasiment mon PR (Personal Record) sur les 10 ! — mais il me restait alors à courir encore 5 bons kilomètres.

Ce n’est qu’à l’amorce du 13ème kilomètres que j’ai dû rendre les armes et laisser Daniel s’envoler vers la ligne d’arrivée, qu’il a franchie 15 secondes avant moi. Cependant, mon chronomètre m’a affiché lors de mon propre franchissement de la ligne d’arrivée un temps (réel) de 1h05mn36s, soit 4mn26s au kilomètre !

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Il s’agit pour moi d’un authentique « PR » sur la distance. Pensez-donc, une minutes de moins que mon meilleur temps ! Ça peut vous sembler peu, mais pour un coureur qui souffre pour gagner quelques secondes, c’est une belle récompense…

Qu’en conclure ? Plusieurs choses:

  1. Je peux encore améliorer mes temps — il faut pour cela de bonnes conditions réunies, mais si j’ose (par exemple, courir plus vite que ce que je pense pouvoir), je peux (parfois)
  2. Les conditions étaient quasi-idéales: un soleil frais et agréable, une course bien plate, et surtout un super lièvre
  3. Je dois pouvoir courir plus vite sur 10km: ce n’est pas normal de battre son temps nominal sur cette distance, en milieu de course !
  4. …et surtout, cela me donne de bonnes sensations pour mon but du moment: courir le prochain Marathon de Paris, plus vite que le précédent !

Donc: rendez-vous au prochain jalon de ma préparation, pour voir si ces bonnes dispositions se confirment… sauf que, pas de chance, la prochaine étape que j’ai prévu dans mon plan était le Semi de Nogent qui est… annulé ! Il est maintenant trop tard pour s’inscrire au semi de Paris — tant pis…

Rendez-vous donc sur les Champs Elysées le 9 Avril prochain !

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A propos nicolasmercouroff

Apprenti marathonien
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