Running, une mode qui remonte à 2 millions d’années…

Courir est-il une mode, née dans les années 60 comme l’a si bien illustré le film Free to Run, et qui ne durera que ce que durent les modes ? C’est une question que je me suis souvent posée, craignant de n’être rien de plus qu’une fashion victim chaque fois que j’enfile mon short et mon T-shirt de running…

Rahan

Heureusement il n’en est rien, comme plusieurs articles l’ont démontré, dont l’article original Endurance Running and the Evolution of Homo de Daniel Lieberman et Dennis Bramble, publié en 2004. En résumé: ce qui a fait le propre de l’homme, il y a 2 millions d’années, c’est (entre autre) sa capacité à courir – très – longtemps (Endurance Running).

Quel est l’intérêt de courir longtemps, et pourquoi cette capacité s’est développée chez l’homme ? Pour pratiquer la chasse à l’épuisement, c’est la théorie de Lieberman et Bramble. L’homme primitif était en effet probablement un piètre chasseur, et a dû très longtemps pratiquer le charognage, pour compenser ses capacités physiques bien inférieures aux gros carnivores, mais aussi à ses principaux gibiers. Comment luter, et comment trouver une source suffisante en protéines, si les proies nous échappent d’un sprint rapide ou d’un bond aérien ?

Pour palier à ce léger problème, l’homme (possiblement l’homo erectus) aurait développé il y a 2 millions d’années une morphologie particulière lui permettant de courir de longues distances, et ainsi d’attraper des proies après une course jusqu’à leur épuisement. Ce serait (entre autre) cette capacité qui aurait permis à nos ancêtres de mieux se nourrir, et ainsi de faire grossir leur cerveau…

Ainsi donc, cet engouement récent pour la course à pied ne serait qu’un retour aux sources, retrouvant l’activité que nos lointains ancêtres pratiquaient quotidiennement pour leur survie et leur développement.

Ainsi, lorsque je me retrouve seul face à l’effort d’un marathon, j’aime à me connecter mentalement avec ce parent éloigné qui courrait lui aussi, moi pour le simple plaisir de le finir, et lui traquant un troupeau d’aurochs jusqu’à l’épuisement…

auroch

PS: Quelques jours après avoir publié cet article, j’ai découvert un article sur le même sujet dans le numéro de septembre de Science & Vie ! Convergence d’intérêt, en dehors de toute actualité… L’article de S&V est plus documenté coté évolution physiologie (et je vous le conseille pour cela), mais au moins, j’ai cité l’article originel de Daniel Lieberman et Dennis Bramble, ce que S&V ne fait pas…!

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A propos nicolasmercouroff

Apprenti marathonien
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