Un lièvre, un lévrier, et quelques inconnus au Marathon de Paris 2018

Le 8 avril j’ai eu le plaisir de faire une vingtaine de kilomètres au Marathon de Paris 2018 en accompagnant William, qui est devenu à cette occasion FINISHER !

Fort de ma modeste expérience (3 Marathons de Paris terminés, et un autre sur lequel j’avais déjà accompagné un ami pendant une vingtaine de kilomètres), j’ai eu l’honneur de remplir sur cette course inoubliable mon rôle de lièvre, voire de coach du moment : aller chercher les boissons et les bananes aux ravitaillements, prévenir mon poulain des épreuves à venir (montées, virages, pavés, etc.), porter ses bouteilles, et bien sûr l’encourager voire même l’engueuler quand l’épreuve durcie et le corps lâche…

Comme expliqué dans mon dernier post, nous avons donc convenus préalablement William et moi de nous retrouver en ce fameux dimanche d’Avril juste après La Bastille, au virage avant les quais. Devant nous: encore 19 km de plaisir et de douleur à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée, que William sera le seul de nous deux à pouvoir franchir puisque je n’ai pas pris de dossard cette année.

Pour ce qui est de l’effort, de mon coté c’est bien sûr bien plus facile que pour William : avec 23 kilomètres de moins dans les pattes ! J’ai donc couru ces 19 km au même rythme que mon protégé, à 5:52 du kilomètre.

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Seule difficulté: au ravitaillement du 25ème kilomètre, j’annonce imprudemment à William que j’accélère un peu pour récupérer de quoi le sustenter. Les provisions faites, je l’attends à la sortie des stands. Une minute d’attente, pas de William. Deux minutes d’attente, toujours rien. Au bout de trois minutes, je me convaincs que mon poulain est probablement déjà passé, et qu’il me faut le rattraper sans délai.

Je fonce donc, zigzagant entre les coureurs, pour essayer de retrouver mon protégé. Les kilomètres s’enchainent, et je ne l’aperçois toujours pas. Est-il bien devant moi, ou bien loin derrière ? C’est l’angoisse classique du lièvre : où est mon lévrier ?

Finalement j’aperçois enfin William devant moi, à mon grand soulagement. Je peux alors l’accompagner dans les derniers kilomètres les plus difficiles. Et j’ai le plaisir de ne pas m’occuper que de mon protégé : en souvenir des encouragements reçus l’année dernière alors que j’étais à la dérive sur cette même course, je peux essayer d’aider les inconnus en difficultés d’une tape dans le dos et d’un mot d’encouragement.

A une poignée de kilomètres de l’arrivée, je vois William les yeux rivés sur sa montre, ce dont je m’inquiète. Il me fait part de sa préoccupation: il est tout près de finir en moins de 4 heures ! …et quatre heures, c’est ce qui sépare ceux qui parviennent à maitriser l’obstacle, de ceux qui le subissent. Nous décidons donc de concert de mettre les gaz pour finir dans le temps espéré. Je me cale donc sur le rythme de 6 minutes de kilomètres, William courageusement accroché à mes Mizuno.

Au 42ème, les organisateurs me font signe pour que je quitte l’épreuve: sans le graal du dossard, je n’ai bien sûr pas le droit de franchir l’arrivée. Je laisse donc mon poulain sur les 195 derniers mètres !

Au final, j’ai le grand plaisir d’avoir accompagné William jusqu’à la fin de son premier marathon, pour qu’il entre de plein pied dans la catégorie des humains qui ont l’honneur d’être FINISHERS (d’un marathon). De plus, cerise sur le gâteau, il a fini en 3h57 ! Moins de 4 heures pour son premier marathon, chapeau !

…et dernière satisfaction: William a tellement apprécie (ou tout au moins, a tellement oublié ses douleurs des derniers kilomètres), qu’il m’a annoncé s’être inscrit pour 2019 !

Quant à moi, le plaisir de suivre un marathonien a permis d’effacer la frustration de ne pas avoir pu courir le moindre marathon depuis le Marathon de Paris 2017. C’est toujours une course spéciale tellement prenante, et je piaffe d’impatience de pouvoir à nouveau courir 42 kilomètres !

Rendez-vous le 2 décembre ?

 

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Demain j’peux pas: j’ai marathon !

Cet article va peut-être surprendre ceux qui ont lu les derniers articles publiés sur ce blog, consacrés notamment à mes déboires de coureur aux prises avec une fracture du sacrum (c’est fou comme courir permet d’enrichir ses connaissances anatomiques : sacrum, aponévrose plantaire, bandelette ilion-tibiale, etc.)

J’ai en effet décidé, malgré mes 6 bons mois d’arrêt presque complet, de courir le Marathon de Paris qui part demain, 8 avril 2018 !

Pas d’inquiétude, je ne suis pas soudain devenu inconscient. Il est bien sûr impensable que j’arrive à courir les 42,195 kilomètres de retour de blessure, et sans préparation spécifique… Mon seul objectif, modeste et fou, pour l’épreuve, est de servir de lièvre pour un collègue, William, qui court son premier marathon !

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Ayant déjà eu le plaisir de jouer au lièvre sur cette même course (il y a 4 ans, avant même d’avoir connu la fièvre des 42°), puis ayant eu le privilège d’avoir été accompagné par des lièvres lors de mes marathons successifs, je suis rôdé sur la logistique. Le lieu idéal pour rejoindre un coureur sur le Marathon de Paris est au 23ème kilomètre, juste après le second passage à La Bastille, lorsque la course fait une boucle pour longer la Seine sur les Quais.

RdV

Il faut juste bien se mettre d’accord sur le lieu de rendez-vous avec son poulain (ce serait bête de se rater !), estimer l’heure de son passage, et l’attendre en surveillant les dossards…

Evidemment, je ne m’imagine pas pouvoir accompagner William jusqu’à la ligne d’arrivée, son franchissement étant fort logiquement interdit aux non-porteurs de dossard. Mon but est simplement de courir le plus longtemps possible au rythme des 5 minutes du kilomètre que prévoit mon protégé (on verra bien s’il les tient de son coté…)

Comme d’habitude sur le Marathon de Paris, la météo est idéale pour un spectateur sur le bord de la route, et infernale pour un coureur au milieu de la chaussée !

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Pourquoi, je ne sais pas, mais c’est inévitable, au moins depuis les 5 ans que je cours cette épreuve : la date du marathon coïncide immanquablement avec le moment où l’anticyclone se décide à se fixer au dessus de Paris, avec une hausse brutale des températures, qui frôlent voire dépassent les 20°C pendant la course ! Vingt degré peut sembler clément, mais sachez que pour un coureur qui a passé 3 mois à s’entrainer dans les froidure de l’hivers, se dépenser quand il fait cette température, ça donne l’impression de courir en pleine canicule…

Cela dit, arrêtons de nous plaindre : je cours, et même si je ne peux pas courir les 42km réglementaires de la course, pouvoir courir est un privilège que  tout le monde n’a pas. Je courrai donc en pensant à mes proches qui ne peuvent (provisoirement !) plus courir…

Et pour ceux qui seront de l’aventure demain, rendez-vous sur les quais !

 

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Reprise…?

Je vous laissais début Octobre en vous narrant mes soucis de coureur du dimanche — tout en reconnaissant cependant qu’il y a plus grave dans la vie qu’un sacrum fêlé !

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Le médecin consulté lors du diagnostique initial avait hasardé l’hypothèse que je pourrai recourir en début d’année ; je me suis donc mis en tête de reprendre doucement depuis janvier mon activité favorite de self-abusing.

Cinq mois plus tard (et 6 mois après l’arrêt quasi-complet de mes activités de runner), me voici de retour dans mes chaussures de course… Rien de bien violent cependant : quelques kilomètres courus chaque semaine, histoire de retrouver des sensations presque oubliées.

J’ignore si ma quasi-inactivité de 6 mois a permis à mon sacrum de retrouver son intégrité : les douleurs de course sont moins pénibles, mais toujours présentes. Je me suis donc dit qu’une petite course-club serait suffisamment motivante pour servir de test.

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J’ai donc décidé dimanche dernier (11 février) de courir en compagnie de plusieurs membres de mon club, les 15 kilomètres de Charenton. Une course que je connais bien car je l’ai déjà couru plusieurs fois (notamment en 2016 et 2017).

Comme je racontais il y a quelques temps, 15 kilomètres est une distance batarde, entre le sprint qu’est un 10 km, et le vrai semi-fond qu’est un semi-marathon ou un 20 km. Résultat: on ne sait sur quel rythme courir.

Cependant cette année, la question du rythme de course ne se pose pas. Pas de performance à aller chercher, le but est juste de terminer, si possible le plus vaillamment possible.

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Résultat: j’ai terminé ! Mais il m’a fallu cette année 1 heure et 18 minutes pour parcourir les 15 kilomètres de la double boucle du parcours. Par rapport à mon meilleur résultat sur la même course (1h05), j’ai perdu quasiment une minute par kilomètre ! C’est à la fois normal, après un quasi-arrêt de 6 mois, et rassurant : il aurait été déraisonnable d’essayer de m' »arracher » sur la distance, à peine convalescent.

Cependant, je dois avouer que le test a été loin d’être rassurant: les douleurs, même moins intenses puisque je pouvais encore courir, sont toujours là. Plus d’une fois je me suis surpris à perdre mon rythme de course à trop les écouter — et heureusement que quelques coureurs de mon club, telle Michèle, m’ont aidé à m’accrocher !

Conclusion: toujours en convalescence lente ; je dois donc reprendre très doucement la course à pied.

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J’ai donc avec regret cédé à un collègue le dossard du semi-marathon de Paris auquel je m’étais inscrit pour motiver ma reprise : courir 21 km le 4 mars prochain ne me semble pas raisonnable !

Pas de quoi se plaindre cependant : je suis toujours sur mes deux jambes et je peux courir, même si c’est à petite vitesse et sur des petites distances. Je ne suis ni le premier, ni le dernier à me blesser, et profitons-en pour apprécier le paysage !

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Sacré sacrum !

Jeudi 24 Aout, de retour à Paris après des vacances actives dans les îles (La Corse et Ouessant), je m’adonne à mon activité favorite : un petit run dans mon quartier …ignorant alors que c’était là ma dernière sortie avant de longs mois !

Mon profil de course du 24 Aout: rien de bien méchant !

Il faut savoir qu’outre mon menu habituel d’après grandes-vacances, composé de courses de rentrée en guise de hors-d’œuvres (quelques courses-club de 10 ou 15 km), et culminant avec les 20km de Paris le 8 octobre (que je cours tous les ans depuis 4 ans), je me suis cette année offert un plat de résistance de choix : un marathon couru le 12 novembre dans le berceau du marathon, sur la plaine du même nom ! Je me suis en effet inscrit il y a six mois au Marathon d’Athènes, avec quelques coureurs de mon club.

Un programme certes chargé, qu’habituellement je m’impose plutôt au printemps (avec le Marathon de Paris), mais que cette année je me suis décidé à tester en Automne. Se préparer à ce programme ne demande cependant pas des efforts excessifs, mais une abnégation à courir au moins trois fois par semaine suivant un plan de préparation bien rodé.

Sans qu’il soit nécessaire de commencer la préparation pendant les congés d’été, il demande cependant d’arriver raisonnablement « en jambe » le 1er septembre. C’est la raison pour laquelle les vacances furent aussi plaisantes (en compagnie de ma famille et de quelques amis) que sportive, avec une petite sortie par jour. Rien d’exagéré cependant : pas plus de 10km par jour, mais arrivant tout de même à culminer à près de 100km avalés certaines semaines. Cependant, rien de bien méchant, surtout avec un marathon aussi dur que celui d’Athènes en perspective !

Mon profil de course la semaine du 13 Aout : 86 km

Fin Aout: Alerte à la fesse gauche !

Au retour de mon run du 24 Aout, je ne m’alarme donc pas de ressentir quelques petites douleurs dans la fesse gauche, semblables alors à de ces courbatures qui parfois surgissent inopinément au plus profond des muscles — pas de quoi s’inquiéter…

Cependant, dans les jours qui suivent, cette douleur se transforme en douleur permanente et handicapante, m’empêchant même de marcher normalement ; quant à courir, cela s’avère alors trop douloureux pour y songer !

Que fait un coureur lorsqu’une douleur apparait ? Il attend qu’elle parte ! Ce que je fais, appliquant le même traitement que lors de l’apparition de mes douleurs de dos ou de pieds : du repos, éventuellement des antalgiques (mais à quoi bon, s’il ne s’agit que de masquer la douleur ?)

Un peu de repos alors que je suis sensé être en pleine préparation de marathon, c’est assez gênant. Un plan d’entrainement pour un marathon, c’est plus ou moins 3 mois — plutôt plus que moins. Et donc repousser le début de ma préparation à début septembre est assez limite. Cependant, le corps décide, et la tête suit : mieux vaut deux semaines d’arrêt que deux semaines de courses sans plaisir…

Début septembre: intervention osthéopathologique

Me voici début septembre, et les douleurs persistent. Je me résous à y donner un nom: sciatique, et à prendre rendez-vous le 4 septembre avec mon ostéopathe. Après une séance de « déblocage du bassin », elle m’annonce que « ça devrait aller mieux, et la douleur devrait commencer à disparaitre dans les deux jours ».

Deux jours plus tard, toujours la même douleur dans la fesse, avec la même intensité, m’obligeant quasiment à boiter. Et bien sûr, il est illusoire de courir (ce qu’une tentative de course sur quelques centaines de mètres me confirme plus qu’aisément !), et une séance d’ostéopathe supplémentaire le 13 septembre n’y change rien.

Mi septembre: la fesse droite est touchée aussi !

Nous sommes donc mi septembre, et je ne cours plus depuis 3 semaines ! Une catastrophe pour ma préparation : songez que si par miracle ma douleur disparaissait immédiatement, je serai en mode « sauvetage des meubles », après un arrêt total de 3 semaines, et seulement 10 semaines de préparation pour le marathon. Mais la douleur est toujours là, et même plus vive encore puisqu’elle s’est étendue à la fesse droite et le bas du dos !

C’est alors qu’un ami, grand chirurgien devant l’éternel et fort inspiré, se décide à mettre en branle l’arsenal des armes de la médecine moderne pour établir un diagnostique précis sur cette sciatique récalcitrante : IRM, scanner, radio !

Fin septembre: la résonance magnétique à la rescousse

Mercredi 27 septembre, soit 34 jours après l’apparition de mes premiers symptômes (et 46 jours avant le Marathon d’Athènes), l’IRM rend son verdict : ce que tout le monde a pris pour une sciatique, s’avère être… une fracture du sacrum ! Le genre de fracture qu’on se fait en tombant d’une échelle ou en sautant par une fenêtre, mais aussi parfois qui peut apparaitre (sous l’appellation « fracture de fatigue ») chez un coureur (voir par exemple le témoignage ici).

Est-ce confirmé ? Pas encore tout à fait : l’IRM l’a révélé, le scanner semble dire oui mais sans certitude, et on attend la radio. Cependant, la messe est dite. J’ai déjà trouvé un repreneur pour mon dossard « préférentiel » des 20km de Paris (merci Carl). Quant au Marathon d’Athènes… je le verrai des tribunes !

Début Octobre: les équipements de runner au placard !

J’attends de voir un médecin spécialiste de ce genre de problème pour en savoir plus, mais les perspectives ne sont à priori pas fameuses : 3 à 6 mois d’arrêt de course à pied, avec bien sûr une reprise (j’y compte bien !) très progressive — pensez donc, après tant de mois d’arrêt…

Quel peut être la cause de cette fracture ? N’ayant aucun souvenir d’une chute récente ou même ancienne, la seule explication est pour le moment une origine non-traumatique : une fissure apparue dans mon sacrum à cause des courses répétées, et des micro-impacts de mes pieds sur le bitume. J’en suis à de simples hypothèses, avant de consulter un expert en médecine du sportif : le sport est mauvais pour la santé ça on le savait déjà, mais en voici une démonstration supplémentaire !

Plus encore que le pourquoi, c’est le comment qui m’intéresse : comment guérir de ces maux, comment consolider mon sacrum ? Apparemment, il n’y a rien à faire, si ce n’est arrêter de courir. Mais l’autre question est quand : quand et si je pourrai(s) me remettre à courir (…mon prochain marathon !?)

Epilogue… et prologue !

Ce blog a vocation à partager les histoires et états d’âmes d’un coureur amateur ; j’éviterai de le transformer en blog dédié aux états d’âmes d’un blessé et de sa convalescence… J’essaierai cependant de partager ici les étapes futures de ma remise sur pied, et de ma prochaine course, fut-elle dans 3 mois, dans 6 mois ou plus encore !

Alors à bientôt…

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La solitude du coureur de fond face à son dressing…

Bonjour à tous.

Aujourd’hui parlons chiffons …afin d’aborder un problème crucial pour tout pratiquant régulier de la course à pied ! En guise de chiffons, je veux parler de ces précieux T-shirt que tout coureur arbore en se livrant à son activité favorite (courir torse nu étant bien sûr une grave faute de goût).

Il ne s’agit pas ici de parler de technique, et de souligner à quel point il est important de délaisser les tuniques en coton au profit de T-shirt techniques (de ceux qu’on trouve dans toutes les bonnes boucheries spécialisées). Je ne saurait évidemment que trop recommander ces vêtements, dits « respirants » permettant une évacuation efficace de la transpiration, mais ce n’est pas ici le propos.

Je voulais juste ici évoquer l’accumulation des T-shirts auquel tout coureur régulier doit faire face en pratiquant son sport favori …et surtout s’il s’adonne à ce plaisir collectif des courses du dimanche !

En effet, la plupart des épreuves de course à pied organisées le dimanche par des collectifs valeureux, complètent souvent la fourniture du dossard lors de l’inscription par celle d’un T-shirt aux couleurs de l’épreuve. Ceux-ci sont naturellement conçus pour la plupart pour la course à pied, et permettent surtout d’arborer sur le torse le nom de la course, du village, de l’association, et souvent l’année de la course (histoire d’avoir un T-Shirt différent à chaque édition d’une même course).

Et c’est justement là que se pose un problème essentiel à l’habitué des courses du dimanche: l’accumulation des T-shirts ! Deux ou trois courses par trimestre voire plus, chacune offrant un T-shirt différent chaque année, croyez-moi, ça va vite !

Pour ma part, à mon dernier inventaire (j’en ai probablement perdu ou donné quelques-uns), j’ai retrouvé dans mes armoires vingt-deux maillots de course :

Toute l’idée est évidemment de ne pas laisser tout ces T-shirt moisir dans les armoires, mais d’en porter quelques uns lors des sorties d’entrainement ou même lors des courses (en évitant bien sûr de porter pendant la course le maillot fourni par ses organisateurs, afin de se distinguer de tout les autres coureurs qui portent ce même T-shirt !)

Quels critères appliquer pour choisir les T-shirts que nous porterons fièrement lors de notre prochaine sortie ? Voilà une question existentielle pour un runner régulier, fort peu évoquée par ailleurs, et pourtant cruciale à l’heure de la préparation pour un petit run (par exemple à l’heure où blanchie la campagne).

En éliminant bien sûr ceux qui ne sont pas adaptés à la course à pied (il y a encore des courses qui distribuent des T-shirt en coton), ces maillot sont de toutes sortes comme on peut voir sur la photo ci-dessus, et même de toutes formes: souvent à manches courtes, parfois débardeur, voire à manches longues (ce qui aide bien sûr à choisir, en fonction de la température).

Le design est très variable: cela peut être un simple T-shirt de couleur, floqué du nom ou du logo de la course.

…mais souvent les organisateurs font un vrai effort de conception, avec des logos, des photos, des dessins, voire un design complet en accord avec le thème de la course. C’est par exemple le cas des 20km de Paris, dont les organisateur font de vrais efforts chaque année pour concevoir un T-shirt en accord avec le thème à chaque fois différent de la course.

Le choix du T-shirt à porter lors de ses sorties doit donc se faire sur des critères esthétiques, mais peut également se faire sur des critères sentimentaux : le maillot d’une course particulièrement appréciée, à laquelle un bon souvenir est attaché, etc.

Mais bien sûr, un critère important, c’est la fierté ! Car après-tout, porter le maillot d’une course, c’est affirmer: je l’ai courue ! Et si ce plaisir est fort dérisoire (puisque selon toute vraisemblance, on a terminé la course dans la masse des autres coureurs), bien plus que l’affirmation d’un exploit, c’est souvent un simple clin d’œil silencieux aux autres coureurs croisés lors de sa sortie (« Et toi, l’as-tu couru aussi ? »)

C’est bien sûr particulièrement vrai pour les fameux « T-shirt finisher ». Il s’agit de maillots remis uniquement à la fin d’une course, pour prouver que non seulement on l’a couru, mais on l’a fini ! C’est le cas naturellement des maillots des marathons, en particulier ceux fameux du Marathon de Paris.

Pour ma part, j’en ai trois, aillant eu l’insigne honneur d’être finisher des trois dernière éditions.

…et je ne vous surprendrai peut-être pas en vous avouant que mon T-shirt préféré est bien sûr celui de gauche (orange) : c’est celui du Marathon de Paris 2015, le premier que j’ai couru ! — et je remarque, à voir le nombre de coureurs arborant ce même Tshirt dans les allées du Parc Montsouris ou sur d’autres terrains de jeu, que je ne suis pas le seul à porter ce maillot dans mon cœur !

Mais s’il reste un maillot que je porte bien volontiers à chaque course, afin de témoigner de mon attachement et de ma reconnaissance, c’est bien sûr le maillot de mon club ! (Asphalte 94)

Un moyen de porter la bonne parole aux quatre coins de la France où me porte mon activité (par exemple lors du Semi de Marseille 2017).

 

…et bien sûr bientôt hors de France pour le Marathon d’Athènes 2017 !

Quant aux T-shirt restants, ceux que vous ne porterez plus jamais, mon conseil : donnez-les ! Il y a par exemple bien souvent des organismes de récupération de vêtement associés aux grande courses.

Et vous, que faites-vous de vos T-shirts ? Comment choisissez vous votre maillot pour votre prochaine sortie ? N’hésitez pas à commenter cet article pour partager votre expérience face à ces épineux problèmes…

-Nicolas

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La tournée des cinq phares à Ouessant

Comme à chaque séjour sur l’Ile d’Ouessant, je me suis offert ce dimanche un petit plaisir : la fameuse Tournée des Cinq Phares en courant (avant d’aller faire la tournée des bars locaux en titubant…!?)

De phares, il y en a donc cinq : deux sur terre (Le Creach et Le Stiff), un sur des récifs côtiers (Nividic) et …deux « enfers » (Kéréon et La Jument), c’est à dire des phares en pleine mer. Evidemment, pour les phares en mer (et celui perché sur un cailloux) il est difficile avec les moyens disponibles d’aller en faire le tour à pied — l’idée est simplement de s’en approcher au maximum à partir de la côte.

Bien que restant sur terre, le parcours n’en est pas moins long: 25 km et 250m de dénivelés (l’île n’est pas si plate).

 

Me voici donc dès 7h30 attaquant mon tour de l’île:

  • Nividic

Nividic derrière moi

  • Le Creach

Dominé par le Creach

  • Le Stiff

A l’ombre du Stiff

  • Kéréon

Kereon au loin

  • …et bien sûr le plus beau, La Jument !

La Jument à l’horizon

Conclusion, après 2h30 d’efforts : toujours aussi exténuant, mais quel plaisir de rendre hommage à ces monuments héroïques dressés pour le salut des navigateurs !

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Courir dans la montagne corse…

Quelle meilleure opportunité trouver qu’à l’occasion de quelques jours passés dans les montagnes corses, pour se faire un peu de D+ (dénivelés positifs), et donc aller courir par les routes et les sentiers abruptes de l’Ile de Beauté !?

Prudence cependant : cette année, une chaleur inhabituelle s’est abattue sur les hauteurs de l’île. Alors que traditionnellement les autochtones laissent les touristes macérer dans la moiteur des plages corses tandis qu’ils montent l’été profiter de la fraicheur de la montagne, en cette année de réchauffement climatique et malgré les 1500m d’altitude du village de Pianello, les températures y dépassent allègrement les 30°C dès 9h du matin !

Les conditions climatiques m’ont donc contraint à ne courir que de bon, et même très bon matin. Réveil 7h, j’enfile mon short et mes chaussures, un bidon d’eau (indispensable), et me voici parti chaque jour pour un petit tour d’une dizaine de kilomètres. Pas de petit déjeuner: un verre d’eau suffit pour profiter des bienfaits de la course à jeun.

Prêt à affronter les D+ !

Ce qui peut être une contrainte (se lever et partir courir de si bon matin) est en fait ici un vrai plaisir. Le jour se lève à peine, la température est encore supportable (je n’aime pas courir quand il fait trop chaud), les quelques habitants rencontrés forts aimables (principalement des vaches), et surtout : quel spectacle ! Courir en découvrant les premiers rayons du soleil rasant les roches et les toits des villages aux alentours est un magnifique spectacle, qui me pousse même à m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos (merci smartphone).

Zuani

Pianellucia

Le parcours ? Rien de très sophistiqué. Juste la route vers le Nord (descente vers Matra) ou vers le Sud (descente vers Zuani), voire un tour jusqu’à la croix de Saint Vincent (le saint protecteur du village) m’entrainant à un D+ raisonnable de 750m (lire: 750m de montées et de descentes) sur 15 km.

Un petit tour à la Croix de Saint Vincent

Bref: un vrai plaisir corse !

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